LA MAIN DE DIEU

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© Denis Clarinval

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LA MAIN DE DIEU

Ce texte s’inscrit dans une traversée plus longue, où la question de Dieu ne peut plus être abordée ni sous la forme du salut ni sous celle de l’absence. Il ne s’agit plus ici d’un Dieu qui sauve, ni même d’un Dieu qui se retire, mais d’une présence autrement exposée : vulnérable, silencieuse, sans pouvoir. La figure qui s’en dégage est celle d’un dieu qui ne domine pas le monde, mais qui l’habite dans sa fracture même, sans jamais en suspendre le tragique.

La main de Dieu ne bénit pas, ne relève pas, ne promet rien. Elle se pose, simplement, dans les ruines, au plus près de l’homme, sans effacer ni la douleur ni la perte. Ce geste, à peine perceptible, ne transforme pas le monde en un lieu réconcilié ; il en modifie pourtant la tenue, comme si une proximité nouvelle devenait possible au cœur même de ce qui demeure blessé.

Il ne s’agit donc pas de sortir du tragique, mais d’apprendre à y demeurer sans se dérober. Le texte explore cette co-présence sans consolation : une fidélité sans salut, une lumière sans promesse, une veille fragile qui n’ouvre aucun arrière-monde. Le monde n’est pas sauvé mais il redevient, par cette présence infime, habitable.

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